Une charge antisémite 
contre Lazare WEILLER

in
Edouard DRUMONT, 
La fin d'un monde.
Etude psychologique et sociale
,
Albert Savine, Paris, 1889

 

Notices


Les écrivains et le théâtrophone

 Lazare Weiller, météorite de l'histoire de la télévision

Un polémiste antisémite

Edouard Drumont (1844-1917) fut, à la fin du XIXè et au début du XXè siècle, une des figures de proue de l'antisémitisme français. Ses textes contre le Capitaine Dreyfus se caractérisent par la haine et l'intolérance. Son ouvrage le plus connu est La France juive, essai d'histoire contemporaine (1886).

Lazare Weiller adepte du théâtrophone

Nous reproduisons ici, à titre de document, un extrait de son pamphlet La fin d'un monde (1889) fournissant une charge, plutôt qu'un portrait, contre Lazare Weiller, l'année même où celui-ci publie son article "Sur la vision à distance par l'électricité"  dans lequel il propose la "roue à miroirs" comme système de balayage des images. Ce système constituera longtemps la seule alternative au disque de Nipkow.

Weiller a joué un rôle important dans le développement de l'électricité et du téléphone en France. Il a en effet découvert un procédé de laminage à chaud des fils de cuivre. Après avoir créé une usine à Angoulème, il invente l'alliage de bronze siliceux qui révolutionne le transport du courant. A vingt-deux ans, Weiller fait fortune grâce à la vente de ses brevets et à la création des Tréfileries et laminoirs du Havre. Drumont, pour qui les juifs sont responsables de la crise du cuivre qui secoue la France, présente Weiller comme la figure emblématique des spéculateurs qu'il dénonce.

Cette charge antisémite ne mériterait pas d'être citée ici - Drumont ne nous dit rien des mérites scientifiques de Weiller - si elle ne nous fournissait un élément d'information intéressant : le fait que Weiller dispose à domicile d'un accès au théâtrophone, ce qui représente

 




 

Histoire de la télévision       © A. Lange

Dernière mise à jour : 30 mars 2002