"Télectroscope", Les Mondes, Revue hebdomadaire des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie, par M. l'Abbé Moigno. Tome XLVIII, n°3, 16 janvier 1879, Paris.


losangebleu2.gif (895 octets) Notice

    Cet article est la première publication mentionnant les travaux de Constantin Senlecq. En septembre 1878, Senlecq avait contacté Th. du Moncel, qui avait demandé à M. Hallez d'Arros, directeur de la revue L'Electricité, de mentionner ses travaux. Mais, pour reprendre les mors de du Moncel dans son article "La télescopie électrique", La Lumière électrique, 1er octobre 1880, "d'autres influences en décidèrent autrement et cette lettre ne fut publiée que dans le journal Les Mondes du 16 janvier 1879, puis dans La Epoca du 27 septembre 1879."

    Adriano de Paiva reproduit cet article dans le recueil d'articles qui figure en annexe de sa brochure La télescopie électrique basée sur l'emploi du sélénium.

    Constantin Senlecq le reproduit également dans sa brochure Le télectroscope, Saint-Omer, 1881.

Télectroscope.

    M. Senlecq, d'Ardres, a récemment soumis à l'examen de MM. du Moncel et Hallez d'Arros un projet d'appareil destiné à reproduire télégraphiquement à distance les images obtenues dans la chambre noire.

    Cet appareil serait basé sur cette propriété que possèderait le Sélénium d'offrir une résistance électrique variable et très sensible selon les différentes gradations de lumière.

    L'appareil consisterait dans une chambre noire ordinaire contenant au foyer une glace dépolie et un système de transmission de télégraphe autographique quelconque. La pointe traçante du transmetteur destinée à parcourir la surface de la glace dépolie serait formée d'un morceau de sélénium maintenu par deux ressorts faisant pince, isolés l'un avec la pile, l'autre avec la ligne. La pointe de sélénium formerait le circuit. En glissant sur les surfaces plus ou moins éclairées de la glace dépolie, cette pointe communiquerait, à des degrés différents et avec une grande sensibilité, les vibrations de la lumière.

    Le récepteur aurait également une pointe traçante en plombagine ou en crayon à dessiner très doux, reliée à une plaque très mince de fer doux maintenue à peu près comme dans les téléphones Bell, et vibrant devant un électro-aimant gouverné par le courant irrégulier émis dans la ligne. Ce crayon, appuyant sur une feuille de papier disposée de manière à recevoir l'impression de l'image produite dans la chambre noire, traduirait les vibrations de la plaque métallique par une pression plus ou moins accentuée sur cette feuille de papier. La pointe traçante en sélénium parcourrait-elle une surface éclairée, le courant augmenterait d'intensité, l'électro-aimant du récepteur attirerait à lui avec plus de force la plaque vibrante, et le crayon exercerait moins de pression sur le papier. Le trait, alors formé, serait peu ou point apparent. Le contraire se produirait si la surface était obscure, car la résistance du courant augmentant, l'attraction de l'aimant diminuerait et le crayon, pressant davantage le papier, y laisserait un trait plus noir.

    M. Senlecq pense arriver à simplifier encore cet appareil en supprimant l'électro-aimant et en recueillant directement sur le papier, au moyen d'une composition particulière, les différentes gradations de teintes proportionnelles à l'intensité du courant électrique.



Retour au sommaire de la brochure de Adriano DE PAIVA, La téléscopie électrique basée sur l'emploi du sélénium, Porto, 1880.

Suite de la brochure de de Paiva.

Retour au sommaire de la brochure de Constantin SENLECQ, Le télectroscope, Saint-Omer, 1881.

Suite de la brochure de Senlecq.

 

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Histoire de la télévision      © André Lange
Dernière mise à jour : 11 janvier 2002